Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Il y a 60 ans, la robe blanche de Marilyn Monroe s’envolait

Publié le par Sarah

Il y a 60 ans, Marilyn Monroe posait au-dessus d’une bouche de métro à New York, immortalisant ainsi une des photos et des scènes les plus emblématiques de l’histoire du cinéma.

RB1

Nous sommes le 15 septembre 1954, il est environ une heure du matin à l’angle de Lexington Avenue et de la 52ème rue. Marilyn débarque aux côtés de Tom Ewell, mais c’est toute l’attention qui est braquée sur elle. Déjà célèbre, l”année précédente a été fructueuse pour l’actrice grâce aux films devenus cultes, Les hommes préfèrent les blondes et Comment épouser un millionnaire.

A quatorze reprises, l’actrice rejoue la scène sous l’oeil fasciné des photographes et des quelque 2000 à 5000 spectateurs qui, agglutinés derrière les barrières de sécurité, ne peuvent s’empêcher de lâcher un cri mêlant joie et admiration chaque fois que la robe blanche de la dame se soulève, emportée par le souffle du métro et laissant entrevoir ses jolies gambettes. Dès lors, cette envolée est devenue mythique.

La “subway dress”, une robe blanche tout à son image

La robe qu’elle porte à ce moment-là est l’oeuvre du designer William Travilla. Ami depuis quelques temps avec l’actrice, celui-ci a travaillé sur les costumes de Marilyn pour huit de ses films. Mise aux enchères par l’actrice Debbie Reynolds, collectionneuse aguerrie qui a dû s’en séparer par besoin d’argent, la robe ivoire en crêpe plissée a été vendue en 2011 pour 4,6 millions de dollars. Rien que ça.

C’est d’ailleurs avec cet accoutrement que l’on se remémore le mieux Marilyn Monroe Et pour cause, elle avait été toute pensée pour l’occasion et finissait de confirmer le sex-appeal de l’actrice, tant elle mettait en valeur ses formes généreuses. Sexy par son dos dénudé et ses épaules découvertes, mais assez longue pour ne laisser apparaître que ses mollets, sa silhouette éveille ainsi le désir. La couleur n’avait pas non plus été laissée au hasard, le blanc étant synonyme d’innocence et de pureté et ne faisant qu’accentuer le côté ingénue contrastant avec l’extrême sensualité de l’actrice.

Un joli coup de pub pour le film Sept ans de réflexion

C’est donc vêtue de la sorte que Marilyn Monroe se balade dans les rues de Manhattan aux côtés de Tom Ewell, son voisin de pallier pour la scène devenue culte de Sept ans de réflexion, adaptation d’une pièce de George Axelrod qui avait connu un grand succès à Broadway. Alors que les deux amants quittent une salle de cinéma, la brise du métro soulève sa jupe jusqu’à mi-cuisse.

“La fille”, car le personnage de Marilyn n’a pas de nom, s’exclame : “N’est-ce pas délicieux ? ” (Isn’t it delicious ?). Pourtant, cette scène du film de Billy Wilder déçoit lors de sa sortie sur grand écran. Et pour cause, les clichés pris dans les rues de Manhattan laissaient imaginer une scène beaucoup plus osée.

Car les quatorze prises n’auront servi qu’à faire la promotion du film. Les bruits des fans étant tellement parasitants sur les enregistrements, l’équipe de tournage s’est vue dans l’obligation de refaire la scène en studio fermé à Los Angeles cette fois-ci. Il faut croire que les premières prises n’étaient pas non plus inutiles. Au contraire, elles ont contribué à forger le mythe et ont permis à Sept ans de réflexion d’être le plus gros succès de l’année 1955.

Marilyn est alors à son paroxysme du glamour, même si cela lui aura coûté la fin de son union avec un des plus célèbres joueurs de baseball aux États-Unis, Joe DiMaggio. Alors qu’ils se marient le 14 janvier 1954, le sportif ne voit pas d’un bon oeil que sa femme s’expose ainsi dans une scène qu’il juge d’un “exhibitionnisme” dérangeant. C’est la goutte d’eau qui fera déborder le vase et signera la fin de leur alliance alors que toute l’Amérique suit avec attention les actualités de ce couple glamour.

Marilyn, une figure moderne

Cette image se retrouve ainsi en Une de la plupart des médias, choquant légèrement l’Amérique puritaine des années 1950. Pourtant, l’actrice n’en est pas à son premier “scandale” puisqu’elle a déjà posé nue pour le tout nouveau magazine Playboy.

Les moeurs de l’époque auront pourtant eu raison de cette scène puisqu’on n’apercevra pas la culotte blanche de Marilyn dans le film. En effet, à cette époque, le cinéma américain est régi par le Code Hays, sorte d’auto-réglement qui prend la forme d’auto-censure entre 1934 et 1966. Ainsi, les films de l’époque doivent limiter la sexualité, montrer l’importance de l’institution du mariage et de la famille, de la patrie ou de la religion.

C’est donc dans ce contexte bien précis, que la personnalité-même de Marilyn la projette comme une femme moderne. C’est aussi à cette période-là qu’elle convainc “20th Century Fox” de ne plus la cantonner à de simples rôles de blonde écervelée. Beaucoup de débats ont tourné pour savoir si son statut de sex-symbol hollywoodien était preuve de son indépendance ou de sa soumission.

Dans tous les cas son côté “poupoupidou” était clairement assumé et les partisans de la première hypothèse diront que cela prouvait qu’elle faisait ce qu’elle voulait de son corps. Si sa carrière en tant qu’actrice reste associée à son image, il reste qu’elle a tourné pour de grands réalisateurs de l’époque comme Howard Hawks, Fritz Lang et Billy Wilder.

RB2

SOURCE KONBINI.COM

Commenter cet article